Nous voilà arrivé en Afrique du Sud depuis déjà plus de deux semaines, et le moins qu’on puisse dire c’est que nous n’avons pas vu le temps passer !
Il est néanmoins plus que temps de donner un peu de nouvelles et de débriefer ce début de séjour.
Arrivée à l’aéroport du Cap : ciel bleu, 27°C.
Pas le temps de voir le Cap, la navette de l’université nous attendait et après avoir enfin réussi à charger tous les bagages nous avons pris la direction de Stellenbosch.
La première scène que nous avons pu observer était celle des townships le long de la route, dès la sortie de la ville, et s’étendant sur plusieurs dizaines de kilomètres. Ceux-ci laissent ensuite place à de vastes étendues entourées de montagnes. Les paysages rappellent la provence ou encore le nord de l’Espagne.
Stellenbosch
Stellenbosch est à première vue bien loin de tout ce qu’on peut s’imaginer de l’afrique. Une ville riche, à majoritée blanche et avec un mode de vie à la croisée de l’Europe et des Etats-Unis. Une sorte de bastion Afrikaneer où les étudiants venant de tout le pays se retrouvent.
La ville compte environ 90 000 habitants dont plus de 20 000 étudiants, autant dire que la ville et l’université sont intrinsèquement liées. L’université et le centre de la ville sont en fait confondus, les dizaines de bâtiments étant répartis sur plusieurs kilomètres et regroupés par domaines d’études (engineering, sociology…).
L’achat d’un vélo est rapidement apparu comme une bonne idée pour se déplacer d’un bout à l’autre de la ville, d’autant plus que les marchands locaux sont habitués aux étudiants internationaux et proposent de racheter le vélo à moitié prix lors du départ.
Le centre ville regorge également de petits commerces, restaurants, bars… L’avantage étant que le coût de la vie est vraiment faible par rapport à la France. Compter entre 4€ et 5€ pour un plat dans un restaurant classique, environ 1,5€ pour une pinte de la bière locale dans un bar.
Bien que nos premières expériences avec la gastronomie locale n’aient pas été concluantes nous nous sommes depuis bien rattrapés. De nombreux petits restaurants proposes des plats d’excellente qualité à des prix très abordables.
Pour ce qui est de la sécurité (ce qui était la crainte de beaucoup avant le départ), il faut dire que Stellenbosch est une ville relativement sûre. La sécurité de l’université patrouille 24h/24 dans le centre ville (sur ce qui forme la green route) et il est même possible de marcher seul la nuit dans cette zone. Il est tout de même recommandé de toujours se déplacer en groupe ou de ne pas trop s’éloigner du centre (il y a régulièrement des vols et des attaques à mains armées dans les zones plus éloignées, mais assez peu de violences).
La résidence
Nous logeons dans des résidences où nous sommes regroupés avec tous les étudiants internationaux ce qui est plutôt bien car cela nous à permis d’établir rapidement des contact avec des gens du monde entier : américains, hollandais, allemands, belges… mais aussi quelques personnes venant d’un peu partout en Afrique pour faire un cursus complet à Stellenbosch.
Les barbecues (appelés braii) sont très courants ici et sont un bon moyen de sociabiliser. Il est facile d’organiser un barbecue devant la résidence de voir rapidement arriver beaucoup de monde, attiré par l’odeur des saucisses.
Au niveau de l’organisation des bâtiments, chaque étage possède une salle commune sur laquelle donne 4 pièces contenant 2 chambres chacune et une salle de bain dans chaque chambre.
Les cours
Les infrastructures de l’université de Stellenbosch sont bien loin de celles de l’EPITA, avec 22 000 étudiants les moyens ne sont pas non plus les mêmes. Amphi climatisés, micro-cravate pour le prof, salles refaites à neuf et surtout des bâtiment gigantesques, le tout dans un cadre et un climat idéal.
L’accès à internet étant très cher en Afrique du sud (compter 0,03€/Mo en période de pointe) l’université se rattrape également en offrant une bibliothèque immense (la plus grande bibliothèque souterraine au monde) dans laquelle on peut trouver des livres sur tout ou presque (les livres d’ingénierie ont droit à une 2 bibliothèque plus petite). La bibliothèque offre aussi l’accès à des livres faisant partie du patrimoine culturel Africain qui sont très précieusement conservés, ainsi qu’à divers livres ancien (le plus ancien datant de 1476).
La qualité des intervenants n’est pas non plus la même, nous avons désormais droit à des profs dynamiques et à des cours dont le contenu est toujours mis en relation avec les problématiques de l’ingénieur. On reprend plaisir à aller en cours dans ces conditions.
En conclusion
Ce premier résumé est loin d’être exhaustif et j’ai certainement oublié beaucoup de choses. Je reviendrais en détails sur certains points dans d’autre articles.
Tout ce que je peux dire pour le moment c’est qu’il fait bon vivre à Stellenbosch et qu’on ne voit pas le temps passer. Il fait beau, le cadre est magnifique, les cours sont de qualité et on rencontre beaucoup de gens. Je pense qu’il n’en faut pas plus.
On nous a beaucoup parlé du choc culturel avant et après notre arrivé, mais le retour en France sera certainement un choc bien plus grand.
Voilà pour ce premier article depuis l’Afrique du sud, je posterais d’autres photos et d’autres articles très rapidement.
A bientôt.








Stellenbosch??? SERIOUSLY???? Attends, c´est quand meme LA psychopathe la plus flippante de toute la série des Alex Rider, merde! T´as pas peur la nuit?
stellenbosch est une surperbe et accueillante ville surtout pour les étudiants
La sécurité en centre ville est certaine, pour preuve le nombre de cyclos homme ou femme qui y circulent la nuit
J’y suis allé une dizaine de fois, (une fois par an) et jamais le moindre problème, même dans les périodes “chaudes”
C’est le paradoxe de l’Afrique du Sud, des villes où il faut faire extrement très très attention, et d’autres où la sécurité ne pose vraiment pas de soucis
Comme partout dans les villes dans le monde, il faut connaitre (c’est pas facile) les secteurs à risques pour sa sécurité