Archive pour le mot-clef ‘Afrique du sud’

Quelques jours autour de Stellenbosch

Wednesday 22 June 2011

Il ne nous restait qu’une dizaine de jours avant le grand retour, le moment pour nous de louer une voiture et de profiter une dernière fois de la région et d’explorer tout ce que nous n’avions pas encore vu !

Le temps n’étant pas avec nous pour notre première journée nous avons décidé d’en profiter pour découvrir un peu Franschhoek et ses restaurant.
Il faut dire que la pluie est fréquente pendant l’hiver sud-africain, celui-ci reste néanmoins très agréable et nous avons eu droit à plusieurs belles journées où la température a dépassé les 20-25°C.
Franschhoek donc, est un petit village vers l’intérieur des terres, où l’on trouve une quantité importante de bons restaurants, quelques boutiques et un musée des Huguenots (que nous n’avons pas visité). Nous nous sommes donc contenté d’un excellent repas “Au bon vivant” (nous ne pouvions pas manquer un nom comme celui-ci…).

Le lendemain nous avons pris la direction de Spier, à quelques minutes à peine de Stellenbosch, afin de visiter deux sanctuaires dédiés respectivement aux guépards et aux rapaces (aigles et hiboux).
L’espèce des guépards est classée “vulnérable”, des sanctuaires existent donc pour essayer de les protéger. Les visiteurs peuvent approcher des guépards “ambassadeurs” et les caresser, en échange les revenus générés vont à la protection de l’espèce. Nous avons donc pu toucher l’animal accompagné d’un guide.

Juste à coté se trouvait un sanctuaire pour les rapaces qui se chargent d’éduquer les oiseaux dans le but de pouvoir les remettre en liberté (environ 65% des oiseaux). Dans la cage des chouettes, celles-ci montent sur votre main et vous pouvez les caresser, une bonne expérience.

Une journée à la météo parfaite, le moment pour nous de se rendre de nouveau à Simon’s Town, dans la péninsule du cap de Bonne Espérance.

Je n’en avais pas encore parlé sur ce blog mais nous nous étions déjà rendu là bas en train (ce qui est plutôt long) pour rencontrer les Manchots du Cap. Ces animaux ce sont en effet installé ici et il est possible de leur rendre visite et même de nager à leur coté. C’est quelque chose qu’on ne pouvait pas manquer !

Mais retour à notre journée… Nous avons pris le bateau le matin pour une petite ballade de 2h en direction de l’île aux phoques, petite île qui a été prise d’assaut par ces derniers. On peut parfois y observer des requins en train de manger des phoques, et le trajet nous a permis d’apercevoir quelques baleines.

L’après-midi était dédiée à la découverte du mythique cap de Bonne Espérance, car un voyage au Cap n’est pas complet si l’on a pas fait le chemin jusqu’à la pointe !

Après un nouveau jour de pluie nous nous sommes finalement rendus au Cap pour une petite ballade sur la Table Mountain et la visite des jardins de Kirstenbosch.
La Table Mountain est l’une des montagne qui surplombe la ville du Cap, nommée ainsi car son sommet est un plateau totalement plat. Elle offre une vue magnifique sur toute la région. Pour y accéder deux solutions : un téléphérique qui amène directement jusqu’à son sommet (1075m d’altitude) ou la marche (2h de chemins assez raides). Une fois en haut il est possible de faire le tour du plateau en environ 2h.

L’après-midi nous avons visité le jardin botanique de Kirstenbosch. Au pied de la Table Mountain ce jardin est l’un des plus grand du monde et offre une très belle promenade entre les plantes.

Enfin, notre petit tour de la région s’est conclu par une séance de dégustation de vins à Constantia, le plus ancien producteur de vin d’Afrique du Sud, histoire de tester l’un des meilleurs vins de la région et d’acheter quelques bouteilles.

Voila donc pour cette petite exploration de la région.
Il ne nous reste plus que quelques jours en Afrique du Sud, quelques jours pour dire aurevoir à ce merveilleux pays et préparer un retour en France qui ne sera pas forcement facile après un tel séjour…

Je posterai très bientôt un article pour résumer mon expérience durant ces 6 mois.

All along the garden route…

Saturday 26 March 2011

Cela faisait un petit moment que je n’avais rien posté ici, il est donc grand temps de donner quelques nouvelles des derniers événements !

La première partie de notre semestre s’étant achevée par une semaine de contrôles, nous avons eu droit à un peu de vacances. Nous avons donc profité pour planifier un petit road trip le long de la route des jardins, réputée pour être un des endroits les plus jolis d’Afrique du Sud.

Nous avons donc loué une voiture et sommes partis de Stellenbosch, le long de la N2, en direction de port Elizabeth.

Après quelques 5h de routes nous arrivions à notre première étape : Mossel Bay. Rien d’extraordinaire en soi, mais tout de même une jolie plage et une ville bien placée pour notre étape du lendemain.

Nous avons pu dormir dans un train réaménagé en bordure de plage.

Nous sommes donc partis le lendemain en direction du Tsitsikamma National Park, l’une des nombreuses réserves naturelles traversée par la garden route.
Notre premier arrêt fût pour observer les singes de Monkeyland et les oiseaux de Birds of Eden.

Monkeyland est un espace fermé, dans lequel vivent 9 espèces différentes de singes qui sont ici chez eux. La visite s’effectue donc avec un guide et permet de voir de prêt la plupart des espèces présentes dans le parc.

Pour ce qui est de Birds of Eden, c’est une sorte de volière gigantesque dans laquelle on trouve toute sorte d’espèces d’oiseaux. La visite s’effectue librement et on peut prendre le temps d’observer.

Nous avons ensuite repris la route en direction de la réserve pour prendre possession de nos quartiers du jour (de petites huttes dans la forêt) et profiter de la plage voisine.

Un petit déjeuner improvisé puis nous partions à la rencontre du Bloukrans Bridge. Ce pont abrite le saut à l’élastique le plus haut du monde (216 mètres) et nous ne pouvions donc pas passer à coté de cette occasion unique. Les moins craintifs d’entre nous se sont donc risqués à l’expérience.

Assez d’émotions pour la journée : un bon repas et direction d’autres huttes que nous avions réservées pour le soir !

Le lendemain nous attendait une petite randonnée dans le Tsitsikamma jusqu’à une petite cascade. L’occasion d’admirer la côte et de tester les sentiers sud-africains.

Après ce petit aller-retour (environ 3h de marche) nous avons pris la route vers Port Elizabeth, le port le plus important du pays. Malheureusement rien de très intéressant à voir là-bas, et après une nuit dans un Formule 1 nous avons tout de même visité le Red Location Museum : un musé sur les township au milieu des township.

Nous avons ensuite continué en direction du Addo Elephant Park, notre dernière étape.
Nous avions réservé pour la nuit un chalet en haut des arbres, sans doute le meilleur hébergement du séjour : un chalet très grand, des hôtes accueillant et un environnement plutôt sympathique.

Après un pneu crevé (disons déchiqueté), c’est affamés que nous sommes arrivés là-bas et après avoir réussi à trouver un semblant de repas nous avons profité de la piscine pour terminer la journée.

Le lendemain matin nous avons eu droit à un petit déjeuner copieux et bon (encore une fois le meilleur du séjour) avant de nous rendre au Addo Elephant National Park.

Le Addo est une réserve naturelle au nord de Port Elizabeth dans laquelle on trouve en liberté éléphants, buffles, zèbres, kudus, lions et autres animaux de la savane… La visite se fait en voiture sur les différentes pistes du parc et permet d’observer un bon nombre de ces animaux.
Les éléphants ont ici la priorité et certains sont passés à quelques centimètres seulement de notre voiture.

Après cette journée dans le parc nous sommes retournés à Port Elizabeth pour une dernière nuit dans un backpackers (une sorte d’auberge de jeunesse). Le lendemain il était déjà l’heure de rentrer et c’est donc après une dernière journée de route que s’est achevé notre périple le long de la garden route.

Au final, on peut dire que notre voyage aura été bien rempli et qu’il nous à permis de découvrir un peu mieux l’Afrique du Sud.

Pourtant, que la montagne est belle…

Friday 4 February 2011

Cela faisait déjà 2 semaines qu’elle nous narguait, nous nous devions de réagir.
Nous avons donc décidé de relever le défi, et de gravir l’une des montagnes entourant la ville.

Après l’achat d’une bonne paire de chaussure de rando (parce que quand même, c’est mieux) et de quelques bouteilles d’eau, nous sommes finalement partis un matin aux environ de 7h.

De la résidence elle ne parait pas si grande...

Après un petit échauffement de 40mn pour rejoindre le pied de la montagne, nous avons commencé l’ascension.

Au pied de la montagne.

Nous avons donc suivi le seul sentier disponible : un chemin caillouteux et attaquant la montagne de front, directement.

Ca monte mine de rien...

Rencontre avec un lièvre.

Nous sommes finalement parvenus au sommet après environ 2h de marche épuisante sous le soleil.

Au sommet.

Ensuite, il ne nous restait plus qu’à redescendre.

Le Cap

Friday 4 February 2011

L’université avait organisé pour tous les étudiants internationaux une visite du Cap la semaine de notre arrivée.

Voici donc quelques photos de cette excursion.

Jardins et nuages.

Au dessus du world-cup stadium.

Encore la ville.

Boeuf, agneau et saucisse d'autruche.

Stellenbosch : déjà 2 semaines !

Friday 4 February 2011

Nous voilà arrivé en Afrique du Sud depuis déjà plus de deux semaines, et le moins qu’on puisse dire c’est que nous n’avons pas vu le temps passer !
Il est néanmoins plus que temps de donner un peu de nouvelles et de débriefer ce début de séjour.

Arrivée à l’aéroport du Cap : ciel bleu, 27°C.

Arrivée au cap

Pas le temps de voir le Cap, la navette de l’université nous attendait et après avoir enfin réussi à charger tous les bagages nous avons pris la direction de Stellenbosch.
La première scène que nous avons pu observer était celle des townships le long de la route, dès la sortie de la ville, et s’étendant sur plusieurs dizaines de kilomètres. Ceux-ci laissent ensuite place à de vastes étendues entourées de montagnes. Les paysages rappellent la provence ou encore le nord de l’Espagne.

En route vers Stellenbosch

Stellenbosch

Stellenbosch est à première vue bien loin de tout ce qu’on peut s’imaginer de l’afrique. Une ville riche, à majoritée blanche et avec un mode de vie à la croisée de l’Europe et des Etats-Unis. Une sorte de bastion Afrikaneer où les étudiants venant de tout le pays se retrouvent.
La ville compte environ 90 000 habitants dont plus de 20 000 étudiants, autant dire que la ville et l’université sont intrinsèquement liées. L’université et le centre de la ville sont en fait confondus, les dizaines de bâtiments étant répartis sur plusieurs kilomètres et regroupés par domaines d’études (engineering, sociology…).

Un des nombreux bâtiments de l'université.

L’achat d’un vélo est rapidement apparu comme une bonne idée pour se déplacer d’un bout à l’autre de la ville, d’autant plus que les marchands locaux sont habitués aux étudiants internationaux et proposent de racheter le vélo à moitié prix lors du départ.

Le centre ville regorge également de petits commerces, restaurants, bars… L’avantage étant que le coût de la vie est vraiment faible par rapport à la France. Compter entre 4€ et 5€ pour un plat dans un restaurant classique, environ 1,5€ pour une pinte de la bière locale dans un bar.
Bien que nos premières expériences avec la gastronomie locale n’aient pas été concluantes nous nous sommes depuis bien rattrapés. De nombreux petits restaurants proposes des plats d’excellente qualité à des prix très abordables.

Premier contact avec la "gastronomie" locale. Mouais.

Pour ce qui est de la sécurité (ce qui était la crainte de beaucoup avant le départ), il faut dire que Stellenbosch est une ville relativement sûre. La sécurité de l’université patrouille 24h/24 dans le centre ville (sur ce qui forme la green route) et il est même possible de marcher seul la nuit dans cette zone. Il est tout de même recommandé de toujours se déplacer en groupe ou de ne pas trop s’éloigner du centre (il y a régulièrement des vols et des attaques à mains armées dans les zones plus éloignées, mais assez peu de violences).

La résidence

Nous logeons dans des résidences où nous sommes regroupés avec tous les étudiants internationaux ce qui est plutôt bien car cela nous à permis d’établir rapidement des contact avec des gens du monde entier : américains, hollandais, allemands, belges… mais aussi quelques personnes venant d’un peu partout en Afrique pour faire un cursus complet à Stellenbosch.

La résidence

Les barbecues (appelés braii) sont très courants ici et sont un bon moyen de sociabiliser. Il est facile d’organiser un barbecue devant la résidence de voir rapidement arriver beaucoup de monde, attiré par l’odeur des saucisses.

Au niveau de l’organisation des bâtiments, chaque étage possède une salle commune sur laquelle donne 4 pièces contenant 2 chambres chacune et une salle de bain dans chaque chambre.

Les cours

Les infrastructures de l’université de Stellenbosch sont bien loin de celles de l’EPITA, avec 22 000 étudiants les moyens ne sont pas non plus les mêmes. Amphi climatisés, micro-cravate pour le prof, salles refaites à neuf et surtout des bâtiment gigantesques, le tout dans un cadre et un climat idéal.

L’accès à internet étant très cher en Afrique du sud (compter 0,03€/Mo en période de pointe) l’université se rattrape également en offrant une bibliothèque immense (la plus grande bibliothèque souterraine au monde) dans laquelle on peut trouver des livres sur tout ou presque (les livres d’ingénierie ont droit à une 2 bibliothèque plus petite). La bibliothèque offre aussi l’accès à des livres faisant partie du patrimoine culturel Africain qui sont très précieusement conservés, ainsi qu’à divers livres ancien (le plus ancien datant de 1476).

La qualité des intervenants n’est pas non plus la même, nous avons désormais droit à des profs dynamiques et à des cours dont le contenu est toujours mis en relation avec les problématiques de l’ingénieur. On reprend plaisir à aller en cours dans ces conditions.

En conclusion

Ce premier résumé est loin d’être exhaustif et j’ai certainement oublié beaucoup de choses. Je reviendrais en détails sur certains points dans d’autre articles.

Tout ce que je peux dire pour le moment c’est qu’il fait bon vivre à Stellenbosch et qu’on ne voit pas le temps passer. Il fait beau, le cadre est magnifique, les cours sont de qualité et on rencontre beaucoup de gens. Je pense qu’il n’en faut pas plus.

On nous a beaucoup parlé du choc culturel avant et après notre arrivé, mais le retour en France sera certainement un choc bien plus grand.

Voilà pour ce premier article depuis l’Afrique du sud, je posterais d’autres photos et d’autres articles très rapidement.

A bientôt.